Nos titres sur ce sujet
À lire aussi : récits et ouvrages sur le même thème
Récits et ouvrages autour de ce sujet, classés par date, pour situer nos titres. Un lien mène à une édition libre en ligne quand elle existe, ou à notre fiche lorsque l'ouvrage fait partie de notre catalogue.
-
Réginald Outhier, Journal d'un voyage au Nord, en 1736 et 1737 (1744)
Le même voyage, vu par un autre regard. L'abbé Réginald Outhier, prêtre du diocèse de Besançon et correspondant de l'Académie, chargé des signaux et des cartes de l'expédition, tient son journal au jour le jour pendant les deux années passées dans le Nord. Publié en 1744, il montre ce que le Discours de Maupertuis laisse dans l'ombre : la vie des hameaux du fleuve, les coutumes et les croyances des Lapons, le regard d'un prêtre catholique sur un pays luthérien. Outhier dessine lui-même les planches, dont des plans de Torneå et de Stockholm et une vue de Falun. Lire les deux textes côte à côte, c'est entendre le chef de l'expédition et l'homme qui portait les signaux sur les sommets.
Lire une édition libre → -
David Cranz, Historie von Grönland (1761-1762)
En 1733, du vivant d'Egede, des frères moraves de Herrnhut s'installent à côté de sa colonie et fondent Neu-Herrnhut ; la cohabitation entre luthériens et moraves n'est pas toujours paisible. Trente ans plus tard, David Cranz est envoyé par son Église pour écrire l'histoire de cette mission. Il séjourne au Groenland en 1761 et 1762, puis publie en 1765 une somme sur le pays, ses habitants et l'œuvre des frères, traduite en anglais dès 1767. Cranz reprend largement Egede, le complète, le discute, et ajoute ce que trente années de présence ont appris. Lire les deux livres à la suite, c'est voir la même côte décrite par deux missions rivales.
Lire une édition libre → -
Peter Simon Pallas, Reise durch verschiedene Provinzen des Russischen Reiches (1771-1776)
Publié entre 1771 et 1776, l'immense voyage du naturaliste allemand Pallas à travers l'empire russe, de la Volga à l'Altaï et à la Sibérie orientale, se déroule dans les années qui précèdent et suivent Phipps. Pallas décrit les steppes, les mammouths, les peuples turcs et mongols. Le lecteur curieux du Grand Nord y trouvera, du côté russe, la contrepartie continentale de ce que Phipps cherche en mer.
-
James Cook et James King, A Voyage to the Pacific Ocean (1776-1780)
Au printemps 1778, trente-sept ans après Béring, James Cook longe à son tour la côte de l'Alaska à la recherche d'un passage vers l'Atlantique. Il passe devant l'île où Steller avait herborisé dix heures et la baptise Kaye's Island ; ses hommes y laissent une bouteille et des pièces d'argent. Cook remonte jusqu'au détroit de Béring, rencontre des trafiquants russes à Unalaska, puis meurt à Hawaï. En 1779, ses navires mouillent dans la baie d'Avatcha, d'où le Saint-Pierre était parti. Le récit officiel, achevé par James King et paru en 1784, refait la route de Steller avec des instruments plus sûrs et mesure enfin ce que les Russes avaient découvert.
Notre édition → -
Martin Sauer, An Account of a Geographical and Astronomical Expedition to the Northern Parts of Russia (1785-1794)
Secrétaire de l'expédition de Joseph Billings, chargée par Catherine II de relever les côtes entre l'Asie et l'Amérique, l'Anglais Martin Sauer passe près de dix ans en Sibérie orientale. Il hiverne au Kamtchatka, embarque à Petropavlovsk en 1790 et visite les îles Aléoutiennes, Unalaska et Kodiak. Son récit, paru à Londres en 1802, s'attarde sur les Aléoutes, leurs kayaks, leurs parkas, leurs villages, et dénonce sans détour la brutalité des chasseurs de fourrures russes envers eux. Un demi-siècle après la rencontre des îles Choumaguine racontée par Steller, Sauer décrit le prix payé par ces insulaires pour la loutre de mer que l'expédition de Béring avait fait connaître.
Lire une édition libre → -
Jean-Baptiste Barthélemy de Lesseps, Journal historique du voyage de M. de Lesseps (1787-1788)
En septembre 1787, La Pérouse fait escale dans la baie d'Avatcha et y débarque son jeune interprète, Jean-Baptiste Barthélemy de Lesseps, chargé de porter en France les journaux de l'expédition. Commence alors une traversée d'un an : en traîneau à chiens à travers le Kamtchatka, par Bolcheretsk, puis chez les Koriaks, le long de la mer d'Okhotsk et à travers toute la Sibérie, jusqu'à Saint-Pétersbourg et Paris, où il arrive en octobre 1788. Son Journal historique, paru en 1790, décrit les Kamtchadales, les Koriaks, les postes cosaques et les rigueurs de l'hiver. Le lecteur de Steller y retrouve Avatcha et Bolcheretsk un demi-siècle plus tard, sur la route même de son retour à pied.
Notre édition → -
Paul Egede, Efterretninger om Grønland, uddragne af en Journal holden fra 1721 til 1788 (1788)
Paul Egede a douze ans quand il débarque avec ses parents en 1721, et la Relation le suit de tournée en tournée avant qu'il ne revienne, ordonné, en 1734, pour aider à fonder Christianshåb sur la baie de Disko. Resté au Groenland jusqu'en 1740, il devient ensuite l'auteur du premier dictionnaire et de la première grammaire groenlandaise, traduit le Nouveau Testament et finit évêque du Groenland. Peu avant sa mort, il publie à Copenhague des extraits de son propre journal, tenu de 1721 à 1788. Le fils reprend là où le père s'arrête : mêmes fjords, mêmes familles, mais avec la langue enfin maîtrisée et le recul d'une vie entière.
Lire une édition libre → -
Samuel Hearne, A Journey from Prince of Wales's Fort in Hudson's Bay to the Northern Ocean (1795)
Employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, Hearne accomplit à pied, entre 1769 et 1772, la traversée qui le mène de Fort Prince de Galles jusqu'à l'océan Arctique par la rivière Coppermine. Publié en 1795, son récit est le pendant terrestre de Phipps : mêmes années, même Arctique, mais du côté américain, en compagnie des chasseurs Dénés. La glace y prend d'autres formes, la faim y remplace le pôle.
-
Giuseppe Acerbi, Travels through Sweden, Finland, and Lapland, to the North Cape (1802)
Le jeune Italien Giuseppe Acerbi quitte Stockholm en 1798 pour un voyage qui le mènera jusqu'au cap Nord. Au cœur de l'hiver, il franchit en traîneau la mer d'Åland prise par les glaces, gagne la Finlande et remonte la côte du golfe de Botnie jusqu'à Oulu et Torneå, en sens inverse du retour de Linné. L'été 1799 venu, il remonte en barque le Torne et le Muonio, de rapide en rapide, jusqu'aux campements lapons et à l'océan Arctique. Ses Travels, publiés à Londres en 1802 avec de nombreuses gravures, offrent un tableau vivant des Finnois, des Lapons et de leurs rennes, deux générations après le journal de 1732.
Lire une édition libre → -
Giuseppe Acerbi, Travels through Sweden, Finland, and Lapland, to the North Cape, in the Years 1798 and 1799 (1802)
Plus de soixante ans après Maupertuis, le jeune Italien Giuseppe Acerbi reprend la route de Torneå avec une ambition nouvelle : gagner le cap Nord par la terre. Au printemps 1799, sa petite troupe passe par Oulu et Kemi, atteint Torneå, remonte en barque le Torne puis le Muonio et ses rapides, traverse à pied les marais d'Enontekiö jusqu'à Kautokeino, et touche le cap Nord par la mer le 19 juillet, sous le soleil de minuit. Publiés à Londres en 1802, ses deux volumes décrivent la nature, les habitants et les coutumes de la Finlande et de la Laponie. Le fleuve des académiciens y devient la porte d'un grand voyage d'aventure.
Lire une édition libre →